l'ordre du désordre:hapax

A force de vouloir donner du sens et traduire tout ce que l'homme a pu laisser comme trace, on s'aperçoit aujourd'hui qu'il a même pensé à la possibilité d'occurrence de silence dans sa syntaxe.

ci joint quelques explications sur l'HAPAX, lemme intraduisible dans différents languages qui nous laissent sans voix, et parfois sans foi, cf la bible.
Car si tout peut s'écrire, tout ne se lit pas.
Alors le verbe renait. C'est adire un mot qui apparaissait il y a 3000 ans dans un texte, un contexte paraissait tout a fait approprié et correct, mais aujourd'hui il se transforme en mot fantôme, comme une apparition dans le texte, trou de syntaxe, un peu comme une programmation de page web sans url.

Pouvons nous croire que demain, grace à toutes ces nouvelles technologies qui nous rendent si créatifs, languages texto, tweets, et autres connections virtuel à l'homme, nous créerons un nouveau language qui de plus en plus s'eloignera du latin comme racine, plus anglophone, toujours rattaché à des liens et tag qui lui donneront du sens?





sans motif apparent

Le motif, ou la présence d'un signe répété est une des plus belles réactions du 20ème siècle.
Quand l'art s'en est emparé, ce ne fut qu'un pointage sur un constat. Le motif est devenue le nouveau paysage romantique. Qui aurait crut qu'on pourrait passer des heures à regarder un "vichy" ou "pied de poules"...?




Quelques siècles auparavant, nous avions Caspar Friedrich, le réel était suffisant comme fantasme.
Aujourd'hui, nous créons le fantasme de la banalité. Peut être que c'est romantique parce que ça ne l'est pas.


Nous ne pouvons plus nous contenter de l'inaccessible. Maintenant il nous faut transformer le concret en abstrait, en un nouvel absolu indispensable. Sans parler de l'idée de recouvrement, le vide n' est plus supportable, il nous faut remplir, annuler le fond blanc, et donner du relief. Les années noires de l' abstrait abscon, des "oll-over", des monochromes chiants se sont faits balayés par le motif d'une nappe de taverne, ou la veste de tonton à chevrons. On peut raconter une nouvelle histoire, on subit les courants, les modes et donc on passe du vichy au pois, puis les rayures, mais nous ne sommes pas à l'abri du retour de l'uni....

choc des titans




ROBERT MORRIS

vs

BRUCE NAUMAN

Qui doit on croire lorsqu' on regarde un cercle?
Comment relier un état de corps à un choc de l'espace ou un choc de l'autre?

1968

alors que bruce nauman is bouncing in the corner, met son corps face à l'évidence d'un espace concret et réalise les premières limites de ce rapport entre la perception et le mouvement et sa propre image.

Pendant ce temps là...notre ami Robert est dans le feutre, les lamelles, comme un repère, trace d'un espace révolu.

"L’empilage aléatoire, la libre superposition, la suspension donnent une forme temporaire aux matériaux. Le hasard est accepté et l’indétermination est sous-entendue, puisque le remplacement produira une autre configuration. Renoncer aux formes et aux agencements durables est positif. Le refus de continuer à esthétiser la forme en la traitant comme une fin prescrite fait partie du travail. "
- Robert Morris, 1968
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Chacun révèle une relation différente face à l'espace et la construction ou abolition de celui-ci.Le premier s'attaque à ce qui constue ce qu'on appelera le White Cube, et l'autre l'eclate, dépasse les limites, donne une mollesse aux bords de cet art contemporain un peu deschiens.

la suite au prochain épisode...

machin/machine







carton plume, papier, colle, et halogène!, dimensions variables


Depuis ma première année, les questions de rythmes, de mouvements et de déplacement sont devenues des questions fondamentales de mon travail. Je les ai abordé tout d’abord avec les pas de danse et les déplacements dans l’ espace. Tout ceci a donné lieu à une série de peintures, volumes, murales et de vidéos. Ces deux dernières années, j’ai resserré mon propos sur le travail de la projection des ombres engendrés par des mouvements. Ce qui était enregistrement d’espace avec les peintures murales s’est transformé en figures résultantes des ombres projetées par ces machines.


Consciente de l’historicité de ces différentes investigations tels que Chaplin, Murnau et Fischinger ont pu entreprendre dans la modernité, mais également à travers le travail de Hugues reip, Meliès et Warhol plus récemment, j’ai voulu projeter mes propres visions dans l’espace.

J’ai voulu imaginer un environnement crée par ces projections, à l’aide des ombres qui sont issues du mouvement généré par ces machines. Le statisme de ces machines molles trouve son dynamisme dans la projection des ombres portées. Face à elles se trouvent des machines animées d’un mouvement élémentaire de rotation, qui projettent à leur tour des ombres portées. Il est évident que l’environnement ainsi généré fait appel à une dimension onirique (boîte à musique, lanterne magique, théâtre des ombres) que chacun peut s’approprier en fonction de son propre imaginaire.

Aucune machine ne reste célibataire. Comme dans un bal, elles se mettent à tournoyer et exerce leur pouvoir d’attraction. Toute cette mécanique devient soudain spectacle à vitesse ralentie. La projection de ces formes les libère de leur condition de simple outillage. Mon objectif est de créer un environnement éphémère et inachevé. La lumière joue un rôle important. A travers ces projections, je réduis les limites entre la machine et l’homme. Le carton plume et le papier sont les matériaux qui me sont apparus les plus justes pour cette mise en scène. Le papier m’offrait à la fois la rigueur et la mollesse. Les roues poussaient toutes seules. Quant au carton plume, sa légèreté m’a permis d’imaginer des formes de grandes envergures, une découpe directement dans l’espace. Leur fragilité est là pour rappeler d’autres fragilités. Rien n’est fait pour durer.

Dire la Peinture

Comme la peinture ne se décrit pas, elle nous imprime, nous impressionne, et au pire, elle nous berce.

Si je ne peux pas exprimer des rythmes en peignant, étaler la couleur, l’étirer ou la superposer, je préfère taper du pied, tout envoyer valser. Un geste est un rythme, une couleur est un rythme, un blanc est un soupir. Tout peut être partition et instrument à la fois.

Pourquoi limiter l’espace à un cadre, une toile, ou un mur ?

Peut être que la couleur n’a pas besoin d’être étalé, sa présence suffit, mais son mouvement est nécessaire. Elle doit circuler.

Sachant que je ne pourrai jamais reproduire le même geste une deuxième fois,

J’ai emprunté des chorégraphies et les ai déployés. La vidéo a été un parcours parallèle. L image en mouvement a été beaucoup plus révélatrice. Le fait de fabriquer des processus entraînant différents questionnements sur la matérialité, la nécessité sur une certaine esthétique du processus artistique.

J’ai essayé de poser chaque vidéo comme une machine virtuelle. Je me suis également intéressé à la vieille guerre machine/homme. La machine touche la perfection que l homme n’ atteindra pas mais de la même manière il aura la grâce que la machine ne pourra égaler.

J’ai cherché un moyen de trouver une utilité à tout ce dont je pouvais produire, comme pour justifier l’ acquis ou la faille.

du plus petit geste ....

D' un micro geste nait l'improbable création; L'intention dépasse les capacités et la forme apparait.
Si on se contentait d'une forme, la décliner, la forcer, la découper mais toujours se réferrer à elle.
Comme Richter a pu le faire, ou certains chorégraphes comme Merce Cunningham on tenté d'explorer les limites d'un geste pour le rendre visible, donner aux corps la possibilité de transcender une habitude.
Finalement, il n'y a rien d'exceptionnel a lever un bras, ou a déployer un rectangle.
Il en coute la contemplation d'une forme, dans un contexte bien spécifique.
Quel est votre geste?
comment envisagez vous sa mise en forme?
êtes vous prêt à vous en détacher?
L'origine d'une forme vient de son auteur ou de son contexte?








Do you hear what i hear?

J ai toujours un air qui traine qui me rappelle cet état de désespoir mêlé de folie
Hantée par la musique, elle me guide, ce rythme ternaire, entrainant et lancinant a la fois.
tout ce que j ai pu entendre me relance a chaque fois.
faut il faire des algorithmes de ce qu on écoute pour pouvoir se comprendre?
doit on se fier a un mix "intelligent" de sa bibliothèque pour être sur de ce qu' on aime et s' en contenter?
alors faisons cette liste en prenant les 25 morceaux les plus écoutés, et là je m'aperçois que beaucoup sont morts....;)
donc le coté retro
ensuite au point de vu rythmique plutot du ternaire, 3/4, 6/8, ---> jazz, soul, rythm'n'blues
bref je suis has been
la n'est pas tellement le sujet. Le son, en tant que valeur, capté par un de nos sens, est un indice d'écoute, de patience, d'affects.

Il y a de la musique dans le soupir du roseau; Il y a de la musique dans le bouillonnement du ruisseau; Il y a de la musique en toutes choses, si les hommes pouvaient l'entendre.
George Gordon, Lord Byron , extrait de Don Juan

Quand certains ont renoncé à s'y fier, d autres ne peuvent miser que sur celui ci pour se guider
Le manque décuple certaines capacités, doit on attendre d'être unijambiste pour avoir envie de danser?

a consulter:
winnicott

la bonne distance



«Ceci est ton espace vital, ceci est mon espace vital. Tu n'envahis pas mon espace, je n'envahis pas ton espace» (Dirty Dancing)
ou comment évaluer les bonnes distances ? prendre conscience de tous nos états dans l'espace est finalement bien complexe, réaliser que c' est à partir de son voisin que l' on commence à ne plus être exactement le même pose quelques questions. Pourquoi devrais je le prendre en compte?
est il si différent?
que peut il m'apporter?
comment gérer ce conflit d 'espace?
Dans l'art, doit on construire une pièce en pensant à sa fonction? ce qu'elle apporte à l'espace,? ce qu'elle réduit?
doit la considérer interactive? ou l'imposer?
et finalement on doit se poser d'abord la question du "cadre", dans quelle condition la montrer, et donc la faire? a qui je m'adresse? une considération pour un potentiel spectateur, et gérer le bizarre love triangle entre la pièce (peinture, sculpture, vidéo..), l'espace, et le pèlerin venu chercher des réponses ou poser la question.


oxy-genez mon cerveau!

je respire donc je suis!!
A l'heure de toutes les taxes, nous devons aujourd'hui faire face aux taxes en tous genres, taxe habitation, taxe grosse fortune, taxe professionnelle,taxe d'apprentissage...meme si les ratpistes touchent encore la prime de charbon...
bref dans chacun de nos états nous devons payez pour exister.
Et maintenant, chacune de nos expirations sera mesurée, analysée, et donc taxée
Puisque la taxe carbone n est rien d autre qu' une taxe sur le CO2, on va tous prendre des cours d'apné, se refaire le nez, faire des reserves de canettes a oxygene , prendre d assaut les bars a oxygene...
Plus serieusement, je veux bien arrêter de bouffer du transgénique, arrêter de voyager avec mon falcon, arrêter de mettre des produits testés par les animaux, acheter des sacs a sapin, acheter des fruits de saison, mettre du coton bio, et puis a la place de respirer du CO2, je vais continuer ma photosynthese, et devenir un eucalyptus qui vous rendra du Co2 .




"Ne faites pas le fier. Respirer, c'est déjà être consentant. D'autres concessions suivront, toutes emmanchées l'une dans l'autre."
Henri Michaux
Extrait de Faces aux verrous





prémédité

sommes nous si vivants? mammifère avec trop plein de conscience qui nous pousse a tout prévoir, poser nos vacances en aout, se lever en posant toujours le pied gauche, se dire qu'il faut en garder pour demain.
Finalement, nos exceptions nous rendent prévisibles. Nous avançons dans notre espace chorégraphique limité.,nous restons bien cerclé dans notre environnement.
Tout cela ne nous empêche pas d'avoir des rêves, frustrations, ambitions, ils deviennent des stimulis qui pour certains resteront fantasmes délavés, et d autres transformeront l'essai.


Alors chaque matin, on pose le pied gauche, café clope, accessoirement petit dej, metro boulot dodo, mais apres tout n 'est ce pas une performance de chaque jour d'être capable de se répéter, et de croire qu'il peut encore se passer quelquechose?

Espece d' espace


C'est fou comme l'ennui peut être motivant.
au delà de la survie, et de l' instinct de (re-) production, nous trouvons toujours les forces nécessaires pour chercher quelque chose qui nous dépasse, nous élève.
Et donc je relis Perec, accepter l' inutile comme utile, soupape de tant de brassage futile.
alors je pense a cette pièce qui n existe pas, cette pièce "en trop" devient la l'espace infini, le no man s land qui prend tout son sens dans son inutilité. la pièce ou tout peut arriver, la pièce ou l' air est plus chargé, et finalement si il n' y a pas de portes, ce n' est plus une question de contenu, c' est un passage. Il n'y a pas de meuble, car c est une pièce que nous traversons, a la manière d' un couloir, une transition nécessaire. Se perdre est il plus rassurant que savoir ou on va?Et donc accepter cette forme d'ignorance.
Car si ça avait été un espace réfléchi, presque prémédité, on le mépriserait, comme ce boudoir et forcement on finirait comme le colonel moutarde ou mademoiselle rose, assassinée de monotonie.

the white cube experience-s-

Les white cube expérience sont des vidéos d une minute, ou a travers une construction d image j essaie de trouver le fin mot du white cube.
dans certains contextes, j ai eu l impression que si il n y avait pas eu de white cube, rien ne se serait passe, que le WC était le déclic, ou prétexte, un stimuli de l espace pour un développement en trois dimensions d un concept. et donc j ai décidé de proposer aux étudiants de Hunter de venir dans mon studio pour danser, sans leur parler du WC, je leur ai dit, ceci est votre espace personnel subjectif(6 pieds sur 8, 1m83 x 2m44 écartement du corps dans l espace), danser , bouger, ce que vous voulez.

Bien entendu ce n était que le début. Ensuite, au montage, j ai décidé de reconstruire le white cube par le mouvement, synchroniser, puis de le changer, de rompre avec cette idee.
comme d habitude il n y a pas de chute dans ces videos, l' ironie de l espace n a pas necessite de conclusion, juste une transformation chronique.

en ce qui concerne les peintures, j' essaie de complètement abandonne la toile, donc jai cherché un support plus souple, sans attache, j ai donc pris des nappes en plastiques, pour leur mobilité, tailles, et choix de couleurs dingues. "turn around the square" , après être passe de la peinture au volume, la vidéo, je me dis que finalement l espace est vraiment très subjectif, est donc j essaie de trouver ma limite dans son application.




Bouge

{Bouge}




En peinture j'étais arrivé à un stade ou le côté technique m'empêchait d'être juste. Remplir des poches, choisir la quantité exacte, la couleur, les connexions, les mélanges, j'ai pu peindre sans pour autant perdre en précision ou en efficacité.
Les rythmes agissent directement sur la couleur, donc sur l'image. Plus la couleur circule, plus elle se mélange. Chacune est reliée à au moins une autre, ainsi elles restent toutes mobiles. Grâce à cette vidéo, j'ai accepté de déplacer le lieu de ma peinture, de passer de la toile à l'espace, ou même de considérer ou même de considérer la peinture comme une sculpture. J'enlève, je rajoute, je peux tout contrôler.



video

que reste t il de nos amours?

Nous sommes tous motivés par quelque chose. On ne peut créer que par passion. Mais au moment de se retourner pour regarder ce qu'il y a, que reste t il?



nos anciens amours nous on t il nourrit suffisamment, leur sommes nous fidèles?
D'être fan un jour, pour ensuite passer de l' autre côté, ou même arrêter tout, presque tout renier

il y a des années, admirer un peintre ou un sculpteur, pour finalement l'oublier pour un autre, comme le reste, l 'un efface l autre. nous ne sommes fidèles qu'à nos propres passions, et peut être c 'est déjà pas mal.
Passer d'un dessin caressant de Schiele pour finalement se prendre une bat de baseball de Bruce Nauman, est ce comme tourner sa veste ou évoluer avec son époque et ses affects?








Encore

La répétition est rassurante. Faire et re-faire le même geste jour après jour c'est confirmer un choix, se conforter dans l'idée. Les habitudes sont parfois des schémas mais deviennent aussi des moyens de trouver la stabilité.
L'idée de performance (efficacité, rentabilité) est réelle, la performance en elle même est illusoire.
Le simple geste de poser son pied gauche en sortant du lit, est comme un rituel, de toute façon on le fera.
Le processus de création fonctionne de la même manière, nous avons un environnement, un "cadre", et nous circulons à l'intérieur de celui ci.
Pourtant nous sommes capables de faire mieux, de faire un meilleur geste mais parce que nous avons un objectif.
est ce plus dur de se contenter de ce geste ou de le developper au maximum pour dépasser l'état de répétition? cest ça être RE? nan
mais pourtant on s'en contenterait bien
on n'a pas besoin d'être conscient de tous ces gestes, mais le jour ou finalement ça arrive, tout bascule.

hommage à michael




Il ya quelques mois, je m'étais posé la question des limites de l'équilibre, de notre rapport si complexe a la gravité.
Et bien évidemment, Michael Jackson m'a hanté, le fameux "lean" exécuté dans smooth criminal était un des états de corps qui m' a toujours impressionné. Ne plus subir, défier cette gravité si terre a terre.
Et maintenant, comme un mauvais cauchemar, je revois ce pas, et toujours michael, mais plus là.
Alors puisque cette pièce existait grace à lui, elle tenait debout grace à son génie, et bien je l 'en remercie!!

bye bambi!love you!owe you, miss you!

le souvenir


est on plus attaché a un souvenir ou la sensation qu' il nous laisse? quelle relation entretient on avec notre mémoire? nous restons logique, un élément déclencheur, un sens agit, et une narration revient.
Même dans le flou, l absurde, nous sommes toujours rationnels, l oubli n est que fictif, les souvenirs deviennent des sensations non plus des faits.
comment transformer un souvenir personnel en sensation pour qu' il rentre dans la mémoire collective? qu' il ne soit pas un sentiment isolé, mais une expérience cognitive.
toujours en 2007, j ai voulu proposer un ballet improbable, une danseuse classique achevée par le modernisme. Sans aucune notion d'espace, ni de constructions, ou d' issue, le but n'étant pas de fabriquer un fantasme, mais de confronter les failles d' une époque.

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la méduse





Je considère cette installation comme un miroir inversé de notre condition. Notre rapport à l’espace est orthonormé, nous subissons les lois gravitationnelles et autres règles de comportement. La méduse, elle, dérive au gré des courants ; ses mouvements sont des contractions,( elle n’a pas la nécessité de se déplacer sauf pour se nourrir).
C’est une danseuse classique échouée, pleines de contractions, mais sans posture. Elle est un écho de son environnement, car elle est Constituée à 95% d’eau.
C’est son environnement qui l’oblige à bouger. Elle a un rapport mimétique à son contexte. L’eau est un élément qui annule toute gravité, tout rapport de masse, toutes les contraintes associées au corps humain. Elle bouge comme nous respirons. Il n’y a pas d’intention dans ses mouvements. Tandis que nous, nous avons toujours un but. Il y a toujours une intention derrière un geste. Bouger ou non : c’est faire un choix.

L’écran ne fait que souligner ce rapport à l’espace. Les voiles de tulle ondulent en fonction des ventilateurs pour animer l’image fixe de cette méduse qui erre dans cet espace infini qu’est l’océan.
En tant qu’être humain, nous sommes habitués aux limites. Un espace doit être fermé pour nous contenir. Les dimensions sont calculées en fonction d’un nombre de personnes l’utilisant et aussi en fonction de son utilité. Que ce soit la chambre, le couloir, la porte, tout est là pour nous contenir et finalement, nous imposer des repères.

les chutes



Les chutes : ensemble de sculptures disposées au sol sur lesquelles je projette 5 séquences de corps différents

Chaque forme est en équilibre. Elle n’est pas faite pour résister au plan du sol ou du mur. C’est une sorte de socle à échelle humaine. Tout comme Robert Morris a établi différents rapports entre le mouvement, l’espace et le corps.

J’ai choisi 5 corps dissemblables, par leur taille, leur poids et leur morphologie. J’ai voulu explorer leur gravité, leur limite, face à l’espace. C’est une sorte de répertoire. Elles regroupent une typologie simple découlant de l’observation du corps face aux questions d’équilibre.
Les projections sur les sculptures permettent d’établir un dialogue entre l’espace et la sculpture à laquelle chacune des vidéos correspond. Chacune représente une attitude corporelle. Celle qui est droite représente le moment avant la chute. Celle qui est symétrique, construite avec 4 torsions, représente une chute avérée, le corps est tombé. Ces formes au sol sont des états de chutes manifestes, à différents moments, avec un centre de gravité singulier pour chacune. Il faut aussi rappeler que sans le corps, l’espace n’existe pas. Le passage d’une personne entre la projection et la sculpture détache à nouveau l’image et découpe une nouvelle possibilité de mouvement.

La projection fragmentée de corps élémentaires pose les sculptures comme socles et comme écrans. La mise en espace de ces corps sollicite la sculpture et le mur comme surface de projections. Les formes des sculptures sont issues de mouvements récurrents du corps dans l’espace. Le White cube fonctionne de la même manière. Il est le point de départ de la pièce. Il en devient également un des éléments et ne peut en être dissocié.

Rester debout, ne pas bouger, sont les premiers gestes que le corps doit assimiler. Le déplacement est une fuite, une sorte de trajectoire d’un point A à un point B. Le mouvement et les déplacements élémentaires dans l’espace ont toujours été une de mes préoccupations. J’en suis venue à m’intéresser à leurs conditions, leurs conséquences, leurs nécessités. Ceci étant admis, essayons d’observer les conséquences et les possibilités de cet acte. Soit, on reste debout jusqu’à la chute, soit on se balance pour supporter les contrepoids divergents du corps et ne pas tomber. Le doute exprimé par le corps est aussi important que le processus d’élaboration.

J’ai essayé de concevoir une pièce à mon échelle, exprimant des potentialités, des certitudes, des doutes et des convictions.

L’espace de monstration doit faire partie de la pièce, il ne fait pas que l’encadrer. C’est le premier contact entre elle et le spectateur, l’ignorer annulerait toute possibilité de dialogue entre ces trois protagonistes. Il y a un réel va-et-vient entre la structure des sculptures, leurs arêtes, leurs surfaces et l’espace architectural dans lequel elles sont installées.
L’architecture permet d’établir un lien entre la pièce et le spectateur. On remarque que l’espace, non occupé par une pièce, est aussi important que l’espace qui l’est. Ma réflexion s’est orientée sur les différentes relations que nous entretenons avec l’espace. J’ai tenté de garder une échelle humaine pour les sculptures afin d’établir une proximité avec le regardeur.
Les vidéos ne sont pas autonomes, c’est un des éléments de cette installation. Elles sont aussi un écho de la statuaire. J’ai tourné autour de chaque corps comme on tourne autour d’une sculpture, afin d’enregistrer leur volume, pour mieux restituer le rapport à la sculpture. Il s’agit de rendre compte du volume des corps ainsi le spectateur tourne autour d’une sculpture. La fragmentation des corps projetés est une métaphore des chutes.

Chaque corps exprime un point de vue singulier de sa gravité, de sa dépendance à l’espace. Nous circulons en fonction d un espace donné. Le vacillement explore à partir d un seul axe, une limite par rapport à notre centre de gravité principal.

La question du mimétisme se retrouve de manière épidémique dans mon travail, les chutes se réfèrent aux murs, au sol, à tout ce qui conditionne notre processus et donc notre condition. De même que la méduse presque identique à son contexte présente un caractère qui nous est opposé et qui pourtant entretient les mêmes rapports que ces pièces entre elles.







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expectations

Une vidéo est censée être un témoignage, une démonstration,une narration ou tout simplement de l' ordre de la contemplation.
Mais si on essaie de simplifier, proposer un plan fixe uniquement animé par la lumiere, comme si ces dés devenaient une architecture, une scène sans performance. J' ai voulu concentrer les attentes d' un potentiel public dans ce balayage de lumière. Ne rien construire, laisser le specateur parier - ou pas- sur la finalité de cette vidéo. quels sont les vrais enjeux pour lui? doit on prendre en compte ses attentes?faut il le laisser imaginer une fin?






video video

danse avec moi

J' ai cru que la peinture pouvait être une solution, puis j ai compris qu' elle fonctionnait comme un espace chorégraphique. Chaque geste est une position, la toile n était qu' une surface, une autre possibilite. Alors il fallait essayer de nouveaux pas , penser que peut etre la valse pouvait apporter un rythme plus souple, ou que la samba aller donner d'autres dynamiques.
Ce qui n'etait plus possible physiquement pouvait exister en video. Que ce soit par le tournage, ou ensuite en montage, je pouvais tout changer, garder un geste, l amplifier, le ralentir.

Danse avec moi, 2006 dv, 03"23




video

Dans chacune des vidéos que j'ai faite, j'ai observé le rythme sur le point de vue de l'image, du mouvement, et sonore. Chaque élément séparément, puis je les ai assemblé pour qu'ils se répondent, sans s'illustrer.


{Danse avec moi}



J'ai choisi les parties du corps en mouvement qui sont les plus importantes. C'est à dire les jambes, ce qui nous relie au sol, notre gravité, celles qui nous permettent le déplacement. Et pour la partie supérieure, j'ai préféré ne garder que ce qui définit l'espace personnelle: les bras, la tête qui inclue le regard, donc la direction.

Désynchroniser les gestes du haut avec le bas me fait danser -virtuellement- comme j'aimerai le faire. Ainsi je peux être d'un bout à l'autre de l'espace sans pour autant avoir à faire des figures, ou des contorsions. En ce qui concerne le son, j'ai procédé de la même manière, j'ai choisi des musique que je connaissais bien, j'en ai extrait plusieurs sample:

Nina Simone, pour les cuivres et le piano
Whitney houston (80's) pour les parties rythmiques
Un instrumental de samba par quincy jones
Une mesure de strauss , pour le coté mélodique
...
En tout environ 10 compositions musicales différentes. Je veux que la musique agisse sur l'image, autant que l'image m'a influencé pour la composer. C'est d'ailleurs pour cette même raison que j'ai arrangé le son, je n'ai pas pris de sons identifiables, liés à un quelconque souvenir, ou à un autre affect pour ne pas troubler l'effet.
Mon but était d'échapper à la moindre chorégraphie. Même si j'exécute une valse ou une samba, l'espace n'en est pas affecté.

buter


comment construire une forme concrète d un pas, d ' un rythme plus précisément?
la danse n est pas un aboutissement, c'est un moyen de créer une forme fictive, toujours en mouvement, elle nous échappe.
j ai choisi de faire danser -un pas de samba- une figure dans une piscine de plâtre pour matérialiser cette forme.

video






{Samba}




Samba est la pièce qui m'a permis de passer au volume. J'ai pris une danseuse, je l'ai placé dans une piscine de plâtre frais.
A la base, pour la danse, l'espace est notre première limite et par la force des choses, nous devenons notre propre résistance. Le plâtre est à la fois une résistance supplémentaire et une façon de garder une trace de ce mouvement autrement que par l'image.
Le mouvement perpétuel de samba effectué par la danseuse est un mouvement symétrique mais qui malgré son action anti-circulaire ramène la danseuse toujours au même moment, au même endroit. Chaque pas est le pas d'avant et le pas d'après. Le plâtre, au fur et à mesure qu'il prend, fait varier la vitesse, donc le rythme de déplacement de la danseuse.
Le son a été travaillé avec l'image, chaque sample est calculé par rapport à l'effet qu'il produira sur l'image est sur le geste en lui même. La musique n'est pas mélodique, elle se disloque dans le cercle mais n'empêche pas l'action d'aboutir.

tu danses?

J ai toujours considérer la création comme une potentielle chorégraphie.
Il y a une volonté de penser un espace, de voir un tout d ' un rien, de distancer les absences.
La peinture m' a contraint a chercher d autres possibilités, jouer sur d'autres affects, ne plus subir un geste.
Balloon 2006
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best of

apres myspace, facebook, youtube
essayons de regrouper le meilleur de ces 6 ans
commencons par broken heart 2007
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reconversion








Après 6 ans d'études, à fabriquer, à croire en l' art contemporain, à construire des machines qui ne marchent pas, j ai decidé de blogger, de tout accepter comme fictif, de banaliser un quotidien plutot bouché. Maintenant, pensons au futur, s il faut chosir un metier; une certaine réalité; je n en choisis pas; je reste là
j' oscille et je ne tomberai pas.

alors heureuse?

Pour contenter les femmes, femmes artistes, artistes au sexe indéterminé..., le centre pompidou fait un joli tour de passe passe. Dans une petite salle, on retrouve des piliers: niki de saint phalle, annette messager, pipilotti rist, marina abramovic, sylvie fanchon et le tout sponsorisé par Yves rocher hum hum
le hic c est que tout fait partie de la collection permanente, donc c est juste un best of de notre panorama europeen deja présent au musée.
Donc d'un point de vue stratégique, il vaut mieux attendre d' etre officiellement une femme apres 40 ans. Mais rejouissons de revoir les etoiles de pipilotti, et de Valerie belin, mais doit on croire en un girl power pour etre visible?

elles au centre pompidou du 24 mai 2009 au 27 mai 2010